Le recrutement de jeunes collaborateurs malgré la crise sanitaire et économique

Les jeunes, le travail et l’emploi, ce triptyque est un thème qui tient une place prépondérante dans les préoccupations et les promesses des responsables politiques de tout bord, surtout à l’aune de chaque nouvelle échéance électorale. C’est également un sujet d’étude qui passionne et interroge tous les plus éminents chercheurs en sciences sociales. Mais, c’est surtout un enjeu d’actualité à caractère d’urgence dans cette période troublée. Et comme le dit un proverbe japonais : “S’il n’est pas soutenu par un tuteur, le jeune arbre se courbe facilement.”

Un constat sans appel

La pandémie a eu et continue d’avoir un impact sur l’emploi en général et tout particulièrement sur celui des jeunes. Les chiffres sont édifiants. En effet, 4 jeunes sur 10 ont modifié leurs projets professionnels à cause de la crise de la Covid-19. Pour les jeunes diplômés, l’insertion professionnelle s’avère, aujourd’hui, plus complexe que prévu.

Selon un récent sondage de l’institut Elabe, 84% des 18-24 ans estiment que leur génération va connaître une période de chômage plus forte que les générations précédentes. De son côté Gilles GATEAU, le directeur général de l’Apec, l’association pour l’emploi des cadres, constate que les offres d’emploi pour les jeunes diplômés sans expérience, ont baissé de 39% sur la période de janvier à novembre 2020 par rapport à la même période de l’année dernière. Comme le disait très justement Pablo Picasso, « On met longtemps à devenir jeune » ; cette conjoncture sanitaire et économique va différer, pour nombre d’entre eux, cet accès à l’indépendance et à la réalisation de projets professionnels et personnels.

Syntec Conseil, l’organisation professionnelle représentant les métiers du conseil, précisait que sur 750 jeunes ayant décroché leur diplôme en 2020, 55 % avaient trouvé un emploi à la fin de l’année. Un ratio qui, sans être catastrophique, est nettement inférieur à celui d’avant la crise. Le taux d’insertion se situait alors à 74 %, six mois après l’obtention du diplôme. Ces jeunes ont dû faire, par ailleurs, des « compromis à tous les niveaux », souligne l’organisation, qui représente 120 000 salariés en France.

L’Etat s’alarme et intervient

Le 23 juillet 2020, l’Etat lançait le plan « 1 Jeune, 1 solution » :

Ainsi, parmi les mesures initiées, il a été décidé une compensation de charge de 4000 euros pour les entreprises qui recrutaient un jeune de moins de 26 ans pour un CDI ou CDD de plus de trois mois entre le 1er août 2020 et le 31 mars 2021.

Une autre aide exceptionnelle de 5 000 euros a été accordée aux entreprises si elles embauchaient un alternant de moins de 18 ans (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation). Pour le recrutement d’un alternant de plus de 18 ans, la prime accordée aux entreprises s’élève à 8 000 euros.

La rédaction de France Infos précisait que la plupart des aides de l’Etat devaient s’arrêter fin mars mais le gouvernement réfléchissait déjà à prolonger ces primes : peut-être en diminuant les montants que touchent les entreprises. « Une chose est sûre : il ne les supprimera pas, car il reste très inquiet de la situation des jeunes, très touchés par la crise ». C’est vrai partout en Europe, mais en France, le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse les 23 % (selon les dernières données Eurostat).

A l’approche du premier acompte pour l’impôt sur les sociétés (IS), dû le 15 mars, le ministère de l’Economie et des Finances a annoncé ce mardi des facilités pour les entreprises qui en auraient besoin. Des mesures destinées à soulager leur trésorerie, en tenant compte de la baisse des résultats liée à la pandémie de Covid.

Les entreprises réagissent 

Avec les aides de l’Etat, les entreprises sont nombreuses à jouer le jeu ; elle mettent à profit les aides de l’Etat pour tout mettre en œuvre pour recruter des jeunes, malgré la situation sanitaire et économique très compliquée. Exonération et report des charges sociales, exonérations et reports d’impôts, prêts participatifs Relance, prêts directs, crédit d’impôts pour les loyers commerciaux… ces mesures incitent les entreprises à tout mettre en œuvre pour continuer en fonction de leur situation à recruter des jeunes.

Des secteurs résistent à la crise

Les acteurs du numérique résistent assez bien à la crise. Selon Syntec (la fédération patronale de ce secteur numérique), en 2020, 1 entreprise sur 3 est parvenue à stabiliser le niveau de ses effectifs. Mieux encore, 1 entreprise sur 3, dans ce secteur aurait augmenté ses recrutements (+10 %), et 1 sur 3 les aurait baissés. Selon les chiffres communiqués par l’APEC, 15 % des entreprises dites de services à forte valeur ajoutée, (principalement dans les secteurs informatique et l’ingénierie) prévoient des embauches au premier trimestre 2021, dont les 2/3 seraient des créations de postes.

Le BTP et la logistique maintiennent un certain niveau d’activité.

Le niveau d’embauche aurait progressé de 14%, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics sur l’exercice 2020. Côté logistique, on parle de 40.000 offres d’emploi d’agent de tri ou préparateur de commande proposés entre fin 2020 et début 2021.

Les cabinets de recrutement jouent un rôle déterminant

Dans cette période très complexe pour les jeunes diplômés ou non, tous les acteurs de l’emploi ont un rôle à jouer, les cabinets de recrutement sont en première ligne, grâce à leur expertise, leur connaissance des marchés et des besoins des entreprises ; ils sont un rouage précieux et dans certains cas indispensable pour actionner les bons leviers, identifier les candidats qui correspondent le mieux aux besoins des entreprises, afin qu’elles puissent réagir promptement, s’adapter aux circonstances et trouver les solutions RH les plus adéquates.

Les experts SOLVE sont des facilitateurs de recrutement

Même si l’Etat réagit avec son plan « Un jeune, Un emploi », cela ne suffit pas, il faut que ces jeunes diplômés, apprentis, alternants… puissent intégrer une entreprise à l’issue de leur études, de leur apprentissage, de leur alternance. Les experts de cabinet de recrutement tels que ceux qui interviennent au sein de Solve restent plus que jamais des interlocuteurs privilégiés pour les entreprises. Grâce à leur expérience et la qualité de leur fichier de profils, ils facilitent et accélèrent le processus de recrutement.

C’est un atout majeur dans ces périodes de crise sanitaire et économique. Plus que jamais, les entreprises doivent faire les bons choix pour intégrer de nouveaux collaborateurs. Le droit à l’erreur n’est plus possible dans cette situation économique et sociale inédite : il est judicieux de faire confiance aux experts du recrutement pour intégrer de nouveaux salariés. SOLVE se tient bien évidemment à la disposition des entreprises pour relever ces nouveaux défis.

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